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Le Dalaï Lama répond a cette question; qu'est ce qui vous surprend le plus dans l'humanité ? : " Les hommes....Parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent, Ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte Qu'ils finissent par ne vivre ni le présent ni le futur. Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir..... Et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu ". ......ne pas oublier que l'on nait tous de la même couleur: violette...

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vendredi 28 août 2009

X ieme bonheur a Terre Neuve-FOGO ET CHANGE ISLAND



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Départ le 6 août , j'ai trouvé par Amigo, un covoiturage pour New Glasgow NS, pour 40$, le chauffeur super gentil, va a la rencontre de sa femme (mexicaine future avocate) qui a fait un séjour linguistique a Saint John NF.
Il me prend a 15 h, il a aucune idée du temps pour aller a Halifax, il comptait 2 jours, nous seront a 2 h de new Glasgow a 22 h.
Après s'être arrêté plusieurs fois pour économiser le dos "sensible" de Éric, nous dormirons sur les sièges de l'auto, derrière un magasin d'alcool, moi a l'arrière, lui sur un siège avant incliné, levé peu avant 5 h, petit dej au Tim Horton d'a coté.


Il me déposera a New Glasgow vers 9 h, j'aurai une auto, et 2 gars en noir, père et fils je pense, avec pleins de tatouages, avec un doberman dans le coffre, ils vont a Gander NF, ce qui serait parfait si ils acceptaient de continuer a me transporter après le ferry, mais malheureusement ils me proposent de partager leur cabine en échange, donc je ferais autrement.........
groupe de country qui chante en attendant le ferry pour Terre Neuve a North Sydney;




Je prend le ferry de 16h30 et arrive a Port aux basques a 22h30, personne s'arrête, je vais camper a l'endroit habituel, au point d'information a la sortie de la ville.
Il y a deja des cyclistes installés, ils étaient aussi sur le ferry.
Il s'agit d'une famille, les parents et leurs 2 ados, du NB, qui ont traversé ensemble tout le Canada depuis Vancouver, quelle magnifique expérience.......
A 5 h, je suis réveillée par quelques gouttes d'eau, je me dépêche de plier bagage avant le déluge, qui ne s'arrêtera pas de la journée.
La, j'attends a l'intérieur du point d'information, ou la femme de ménage m'a gentiment fait entrer.
Vers 7h30, je me décide a sortir, un camion fait demi tour et m'amène jusqu'à un restaurant a 1 h de la, petit dej degueu, et j'attends l'éclaircie, qui ne vient pas......
Vers 11h je ressort ça tombe toujours, un truck s'arrête après 30 mn, il va a


a 30 mn de la, je décide d'y aller aussi et vu le temps de prendre un B&B, sur les conseils du centre de tourisme je vais a

 



en continuité a la ville.
L'endroit est bien plus joli que Stephenville qui a été une base militaire américaine, dans les années 50- 60 (préparation pour la lune), déserté par eux depuis longtemps, laissé en l'État, comme ils le font toujours. C'est très vilain comme endroit.
 



Je mets toutes mes affaires mouillées a sécher, y compris les chaussures en attendant que la pluie arrête, la maison est jolie, les chambres coquettes, c'est idiot et cher de faire payer le même prix pour 1 personne que pour 2, alors que ce sont des lits jumeaux, mais le petit déjeuner sera divin.

vers 17 h la pluie diminue, pour finalement cesser, j'amène mon nécessaire de cuisine, pour faire ma popote sur la plage, ou je trouve des sujets fort intéressants a photographier, la nature est une artiste Éminente.
Un beau couché de soleil pendant mon dîner, je passe une excellente , reposante nuit.
je pars vers 8h30, l'hôtesse m'avait dit que les gens en allant a la messe, s'arrêteraient très certainement......... que nenni......personne..... je fait bien 7-8 km, et m'arrête après un pont, j'en ai vraiment marre d'attendre.
Je vois une auto, deja passée plusieurs fois qui vient , le monsieur m'amènera exprès a 15 km, pour être a la bonne sortie, la j'attends a nouveau....en ayant assez, j'arrête carrément la première voiture qui arrive, bien m'en pris car il allait a Gander, récupérer sa fille....fiouuuu...dur dur aujourd'hui....
Il me dépose a L'intersection pour twilingate, le plus court pour rejoindre l'embarquement du ferry pour Fogo island. j'aurai rapidement 3 autos, avec tres peu d'attente, dont un beau Brian, photographe, qui me racontera sa vie, et pour ça me conduira presque au bout de mon chemin, je fini avec un vieux monsieur qui vient tous les dimanches voir le ferry oui, oui!!!!, il y a quelques personnes qui viennent encore pour ça.


J'arrive et vois le ferry qui part...zut de zut, il était en retard... il y a un festival de country sur Fogo, le ferry est bourré a bloc. Donc au lieu d'avoir le ferry a 16 h, je l'aura a prêt de 18 h, ça m'arrange pas trop, ne sachant pas ou j'allais exactement.
Enfin! nous embarquons sur le ferry, après avoir admiré, photographié des méduses, a partir du quai.
Sur le bateau j'interroge des locaux au sujet d'un sentier que j'ai repéré sur la belle carte, plastifiée de l'ile (acheté a Québec), mais ce sentier est praticable qu'en hiver en skidoo.
Une dame qui me déposera a l'embranchement de Deep bay, je commence a pied, mais craignant de mettre trop de temps pour rejoindre le sentier qu'elle m'a indiquer, je refait du stop, ou la première voiture conduite par 2 pêcheurs s'arrêtent, ils sont de retour de pêche, ils sentent le poisson, s'en excusent, ça me dérange pas en fait, ça sent le poisson, point.
Ils me déposent au bon endroit pour débuter le sentier qui me mènera au "Waterman brook trail", qui lui est aménagé.
mais pour le rejoindre je devrais suivre la mer par les rochers, ce qui semble praticable..........de loin......


Après les pluies torrentielles d'hier, le chemin est transformé en une petite rivière boueuse, quasiment impossible de passer sans se mouiller les pieds, je dois aussi traverser un bout de marécage, je déteste ça, mais bon, ça passe a peu pret.
Me voila enfin sur les rochers, au début correct pour marcher, on voit pas comment est la prochaine baie (il y en a plusieurs), et le jour commence a diminuer, ainsi que la largeur des rochers, car, le pécheur a juste oublié de me dire qu'a marée haute "C'EST PAS PRATICABLE".
Hé oui, car il y a la mer, des rochers de dimensions variables, et des arbres collés les uns aux autres, je fais des efforts considérables, de petites escalades, en m'accrochant aux arbres, mais j'arrive a un moment ou plus moyen d'avancer ou de revenir..........
A cet endroit les rochers sont sous l'eau, au raz des arbres.
J'ai pas le choix... je dois me frayer un passage a travers les tuckamores, heureusement a cet endroit, ils étaient légèrement moins serrés, je traverse une petite rivière d'un mètre sur une branche que je plie (moi qui regarde les bear grilld dans "seul face a la nature", je suis dedans la)
Malgré que le terrain soit en hauteur, c'est marécageux, je m'enfonce dans l'eau partout, je trouve un endroit a peu pres acceptable pour monter la tente, mais je vois de petits arbustes plus loin, je me dis" peut etre est ce plus sec"........ hihihi...grosse erreur, en plus la nuit tombait.... bref j'avance et........ tombe dans l'eau vaseuse jusqu'à la taille, en fait mon sac a dos me retient, car mes pieds ne touche pas le fond, sans réfléchir, je me retourne en m'agrippant aux arbustes, et réussi, je ne sais trop comment a remonter en vociférant......fiouuuuuuu! je m'en sort pas trop mal mais bien mouillée, mon unique pantalon séchera rapidement mais les chaussures sont a tordre.
Je retourne a l'endroit repéré en premier et coupe plein de petits branchages pour mettre sous la tente, afin de m'isoler un peu de l'eau, en plus d'un tapis de sol bien impermeable ainsi que la tente, je n'aurai pas d'ennui.
Bien sur c'est le moment que choisissent les moustiques pour attaquer en masse.
Ils m'obligeront a monter la tente très vite, a y jeter toutes mes affaires dedans, ainsi que moi même.
Vu la quantité de moustiques, et l'environnement, je cuisinerai pas.
Je m'installe, après avoir enlevé mes vêtements mouillés, une fois le matelas gonflé, c'est confortable, comme un lit d'eau.... hihihihi, je mange du bison et des peanuts avec des raisins sec, et dodo...... je dors bien.
Au petit matin, je m'habille avec les vêtements encore mouillés, ça séchera sur moi......... les chaussures sont lourdes..... je déjeunerai plus tard. Rangement rapide, je retourne vers le bord de mer, ou............ OUF!..... la marée est basse, environnement complètement différent, et grand soleil.
Il y a encore quand même quelques passages un peu délicats, avec escalade, mais j'aime bien, la roche volcanique accroche bien, ne glisse pas du tout, même mouillée.
1h30 plus tard j'arrive au bout (début pour moi) du sentier, ou une table a pic nique est installée..... parfait pour faire sécher mes affaires, et enfin déjeuner.
Je resterai prêt de 2 h a attendre que le soleil sèche mes chaussures, enfin presque , avec des chaussettes propres c'est bon.
Le sentier est bien tracé, il contourne plusieurs lacs, les bleuets foisonnent, ça complétera mon déjeuner.
A mis chemin je rencontre 2 Ontariennes qui ont l'intention de prendre le même sentier que moi, je les averti pour la marée, que je pense montante.


Je me réapprovisionne en eau au convenience store et rejoint le sentier du "Lion's den", ou je compte passer la nuit et peut être traverser la montagne demain......
Je rejoint le sentier du Lion's den,ou je rencontre une dame qui a vécu dans l'eastern tickle, jusqu'à l'age de 14 ans, elle doit avoir + de 75 ans, et trottine bien, avec son mari et sa fille qui habite l'Ontario, et l'accompagne revoir ce lieu devenu mythique. Plus aucune trace d'habitation, en 60 ans tout a disparu.
Au milieu du tickle un canot avec 2 personnes s'affairent, j'apprends qu'ils pêchent des moules, enfin les ramassent avec une sorte de râteau aux dents recourbées. Ce sont 2 jeunes garçons pas frileux, car l'eau doit être a 8-10° tout au plus, ils plaisantent avec leurs sœurs restées sur la berge, les menaçant de les priver de moules, puisqu'elles aident pas....
Je continu jusqu'apres le sentier, en suivant la côte, avec les roches c'est marchable....
Il y a la d'ailleurs des traces de l'humain, comme un reste de renforcement de chemin qui existe plus.
L'endroit me plaît et commence a m'installer, et m'aperçois que le temps change soudain, il va y avoir une averse, je me dépêche et ai juste le temps de la monter, que L'orage éclate, ça dure 30 mn et revoilà le beau soleil revenu sur fond de nuages noirs, très joli....


En contrebas de mon emplacement, de spacieux rochers, accueilleront ma popote pour la cuisson des pâtes (enfin reconstitution, puisque déshydratées par mes soins), et un siège des plus confortable :)
Décidément, je suis donc bien maladroite, je renverse la moitié du repas sur mon pantalon, ce sont les mouettes qui serons contente demain, ou les crabes, si la mer monte jusque la.
Étant au bord de l'eau, pour profiter du coucher de soleil, et repérer un chemin pour demain, je monte le plus haut possible derrière mon campement, ça semble réalisable.
Ciel partiellement voilé, je ne vois pas trop les étoilés, et vais dormir vers 22 h, au début je suis confortable et suis ensuite gênée par une bosse au niveau du dos, je dormirais mal.
Vers 5 h une grosse ondée, qui présage une tente a porter mouillée, je traîne un peu, prête vers 8 h, mais déjeunerai plus tard.
La pluie a mouillée les herbes hautes, qui détrempent mes chaussures, malgré mon pantalon de pluie, je pense qu'elles sont poreuses, va falloir que je pense a en acheter d'autres.
Sur le chemin, je me régale de framboises et bleuets, j'ai du changer mon itinéraire, car avec l'eau sur les herbes, c'est équivalent a marcher dans un ruisseau.
Une fois ramarré sur la trail, je suis quelques minutes , pour le photographier, un jeune oiseau( merle d'Amérique je pense) il est énorme, 2 fois gros comme ses parents, il doit être tombé du nid, car il sait pas voler, et j'entends ses parents l'appeler. Il fini par se cacher sous des buissons, j'espère qu'un prédateur le mangera pas......
Avec tout ça je vois pas le temps passer, et je regarde l'heure................ MINCE PAS DE MONTRE A MON POIGNET!!!!!!!!!! je dois revenir sur mes pas, a regarder a chaque place ou je me suis arrêtée. Mais je pense que c'est en chargeant mon sac a dos au campement, j'y retourne donc, en me remouillant un peu plus, pour O U F!!!.........la retrouver la ou je pensais ( y en a qui disent quand on a pas de tête........).
Je déjeune tout en haut de la plus haute colline, ou il y a une belle vue du belvédère.
Je met ma tente a sécher, sur les protections en bois, dans le vent qui est assez fort, ce qui est une grosse erreur, car je m'apercevrais le lendemain, au soleil, que j'aurai des trous, 1 dans le tapis de sol sur un coté, et plusieurs petits sur la pente du double toit, heureusement que j'ai des autocollants de réparation.
Les chaussures sont moins mouillées, "on the trail again".


Après réapprovisionnement d'eau a l'épicerie, je fais du stop pour Joe Batt's Arm, j'irai au seul restaurant potable de l'ile "chez Nicole", j'y mange ce qu'ils appellent un pâté de poisson, en fait de la purée avec de la morue, cuit a la poêle, pas mauvais du tout.
 





Et qui vois je au moment de partir ? " Louise et Valorie " de change island qui viennent se régaler ici, on discute 5 mn, elles m'invitent a venir les voir lors de mon passage, je n'y manquerai pas ;) .
Maintenant visite de cette jolie baie de Joe Batt's Arm, qui j'espère restera authentique, car une femme de l'extérieur a l'île, a décidé de la rendre populaire.
Déjà un hôtel et un restaurant et un grand studio (en construction), en bord de mer, sur le sentier, dédié aux artistes "du monde".
Il y a une multitude de petites baies, criques, tout le long du sentier.


Un long arrêt sur le bord d'un étang aux reflets magiques, et aux mousses blanches provoquées par la petite chute, ou les motifs changent en permanence, je m'éclate a photographier, décidément j'apprécie de plus en plus,le powershot, je fini par arriver au bout du chemin, y trouve une jolie Crique tranquille.
Un nombre incroyable de canots a moteur circulent, je pense que les gens ont gardé l'habitude de circuler ainsi, plus qu'en auto, de plus ce sont les derniers jours pour la pêche à la morue (5 prises autorisées a chaque sortie "je crois").
A la tombée du jour je monte la tente sur un terrain herbeux, moelleux, en retrait d'une petite fourmilière.
n'ayant plus beaucoup d'alcool, ça consomme plus que les dernières fois pourquoi????, il y a du bois mort partout sur la plagette, je vais faire un petit feu, il fait bon, et pas de moustiques, mais humide.
Le feu prend bien avec une écorce de bouleau + un petit peu d'alcool.
Une belle braise est prête rapidement, pendant que j'admire le grandiose couché de soleil, avec les bateaux qui continuent a circuler.



Les roches sont rouges de plaisir, par la caresse des derniers rayons de soleil.
les chaussures finissent de sécher autours du feu. Un bon couscous, on est le 11 au soir, le ciel est dégagé, je devrais voir les perseïdes.......... mais non la brume s'empare de l'endroit, pas d'étoiles filantes ce soir.......ouinnnnnnnnn!
Le soleil brille des le petit matin ( c'est la que je verrai les petits trous dans la toile) réparation et séchage pendant le petit déjeuner, chauffé aussi avec le feu, qui était encore tiède, ce ne fut pas long a rallumer.
Je reviens vers le village en faisant tout les bords de mer, papillons, fleurs, oiseaux, présentent leurs plus beaux atours que j'essaie de capter au mieux.
aujourd'hui je vais aller a Tilting, pour faire le sentier de cape Cove. Ça tombe bien car la dame qui me prend en stop est la tenancière du conveniance store qui est situé juste en face du démarrage de la trail.
Elle me conseille de suivre les sentiers toujours vers la gauche, heureusement, car au début il y a plusieurs voies, entre les traces de petits 4 roues et autres, rien n'est balisé ici.
Mais en fait c'est pas trop dur a suivre et dans les rochers, il y a des Cairns. Par contre dans les marécages, ou les petites forêts, et petits arbustes, pas toujours évident.
Je met un pied dans l'eau jusqu'au genou, mais pas assez longtemps pour être mouillé, dans les marécage c'est pas trop mal aménagé quand même, mais pour une petite comme moi, les enjambées , dues au roches posées, sont quelquefois un peu juste......quelques dalles s'enfoncent des qu'on est dessus avec un bruit de sucions qui donne la chair de poule, sans parler des ponts presque détruits par la neige, ou rafistolés, ou on a pas envie de traîner dessus.
Certains ruisseaux avait des rondins de bois , mais ils sont cassés, ou enfoncé. Enfin bref, sur ce sentier on est très focussé, vigilant.
Comme ci-dessous;

A un moment je veux vérifier sur la carte de l'île ou je suis, IMPOSSIBLE DE LA RETROUVER........?????? je l'ai perdu, pourtant elle était encombrante, puisque je l'avais faite plastifier...........
j'ai du l'échapper a un arrêt...... ralalala j'aime pas perdre mes affaires et surtout polluer.....
J'arrive a une maison au milieu de nul part, des materiaux autours, elle est en réparation, assez jolie ma foi, avec une belle vue sur l'océan.
De grandes falaises de granit coiffées de pins, les vagues battants violemment leurs flans, c'est beau, mais pas très hospitalié.
Je cherche la suite du sentier, en essayant 3 différents trajets, qui se perdent. Moi qui pensait camper au bout du monde, Ça me tente plus de continuer, surtout que je vois encore des marécages a traverser. Dommage, il devait rester 2 km a faire.......





je fais donc demi tour, en espérant retrouver aussi ma carte.... mais niet, aucune trace......tant pis...
je repasse a l'épicerie prendre de l'eau, la ils la vendent au litre, en vrac.....
Je rediscute avec l'épicière, qui me présente le propriétaire de la maison du sentier, heureux hasard, en fait c'est surtout lui qui l'entretient, pour aller a sa maison, quand il y va pas en bateau ( je vois pas trop ou il accoste, vu le fracas des vagues dans le coin), ou en skidoo en hiver, et y porter les matériaux.
Il me dit qu'il a fait une grande pancarte juste avant sa maison, avec l'indication du sentier..........O_O... j'ai pas vu, et pourtant j'ai cherché.....?!!!
Il doit être autours de 18 h, et comme Tilting est au bout de la route, il y a peut de circulation, mais après une demie-heure, une dame s'arrêtera, et me conduira a Joe Batt's Arm, ou je retourne dormir au même endroit.
Tente au même endroit, je réinstalle la petite table improvisée et un banc, avec des planches et des pierres , le grand confort quoi!!!







 Encore un bon feu, qui réchauffe, et cuit mes pastas. Encore un beau couché de soleil, des pêcheurs a la rame, ils doivent aimer l'effort du soir.

Le ciel restera dégagé, malgré une petite menace nuageuse, qui a vite fuit, je verrai quelques étoiles filantes....chouette, ça faisait longtemps...!
 

Super bonne nuit, je précise qu'il n'y a pas d'ours sur ces petites îles, Ça aide bien a un bon sommeil ;)
 





Je déjeune légèrement, car j'ai envie d'un bon déjeuner au resto chez Nicole, je décolle vers 8 h, et sur mon chemin je retombe sur ce merveilleux petit etang aux couleurs si changeantes, et y découvre le plaisir de photographier des bulles, tout un monde. 


En faite plusieurs petits torrents arrivent dans l'étang, provocant des bulles se mélangeant au pollen, créant des motifs qui comblent mon regard tout neuf de photographe amateure. Je reste bien 3 heures autours de cet endroit magique, le ciel est d'un bleu acier, l'eau est bleu, c'est beauuuuuuuu.
Après cette suspension dans le temps..... je vais quand même au resto, il font le petit déjeuner toute la journée, c'est cool.
Je continue mon chemin vers le village suivant ; Barr'd island, qui vaut vraiment le déplacement, deja, vu d'en haut, un superbe étang bleu, avec du poil vert, trop joli.
les gens du coin ont fait de petites installations "historiques" comme un bateau ce pêche authentique avec de faux pécheurs en habit, avec tout le matériel, ainsi que l'histoire du bateau, avec un livres a signer bien rangé, protégé.



Des silhouette en métal noir de pécheurs, du meilleurs effet, des maisons super bien décorées, fleuries( quand on connaît le climat ici, c'est tout un exploit). 


Je fini par trouver un passage pour aller a la pointe de l'île (devenue une presqu'île avec le causeway ), le sol est envahi d'une magnifique herbe et de milliers de fruits rouge.
 


Les roches volcaniques, ont encore leur forme de coulée de lave orange, voir jaune, blanche. c'est somptueux.
Après avoir observé un Sterne (je crois), l'avoir photographier a cheval sur un rocher, sans me faire remarquer par lui...........je m'installe, prêt d'une cache a chasseur.
Ce soir pas de moustiques.......... peut être vais-je enfin pouvoir dormir à la belle étoile?...... Je m'occupe du feu en contrebas, profitant d'un rocher en angle, je n'aurai qu'a le refermer avec quelques cailloux pour mon foyer...... pleins de bois morts laissés par les tempêtes, et le vent.
Les creux des rocher sont remplis de moules serrées les unes contres les autres.







Superbe coucher de soleil, je le film, espérant voir le rayon vert, puisque la mer est a l'infini, temps très clair.... mais non je le vois pas.


  Au moment de m'installer pour la nuit, les moustiques arrivent........je ne monte que la tente intérieur.......Je serai réveillée au milieu de la nuit par le claquement et le mouvement de la tente qui se balance de gauche a droite.
 



Un grand vent s'est levé, je fini moi aussi par me lever pour mettre le double toit afin que la tente soit stabilisée, et m'empêtre dans un petit rocher a coté, me casse la figure....résultât une égratignure a la main...ralala.... mais je fini bien la nuit. ;) 


 


Les batteries du powershot faiblissent, va falloir que j'en trouve. Je rejoint a pied la jonction de la route 333, a Chestner, ou il y a une petite cafétéria, et une épicerie minim. 



Ils ont plus mon format, mais le boss me propose de m'amener chez sa concurrente a 10-15 km, ou effectivement je trouve mon bonheur, il me ramènera, c'est le fun non?
je retourne a Shoal bay, qui est un bijou, un joyau , la mer y est cristalline, riche en couleurs, les rochers forment des bancs, d'ailleurs Shoal est la traduction de banc. 


Si je n'avais pas promis a mes amis de les rejoindre le soir a Change island, je serai restée la, a me fondre a cette beauté, amplifiée par le grand bleu.
la lumière ici est d'une pureté extraordinaire.
Je longe tout le long de la cote a Gauche en faisant face a la mer, l'endroit est d'une beauté saisissante.
Je reviendrai et ferait tout le tour.......


 



 La chaleur est accablante, mais un petit vent léger rafraîchit un tout petit peu, c'est exceptionnel ici ce type de chaleur.




 j'ai le privilège d'observer différentes sortes de Méduses, qui doivent se reproduire sur les rebords,
 j'en film une, celle qui m'a fait comprendre ce qu'elle faisait, J'en revient pas d'avoir cette chance, QUELLE BEAUTÉ, QUELLE ÉLÉGANCE.




Toute cette splendeur m'absorbe complétement, j'ai failli oublier l'heure du Ferry, et me dépêche de rejoindre la route, ou une gentil prof a la retraite avec sa conjointe habitant cet endroit sublime, me conduira exprès au ferry (un bon 20 km) assise prêt de ses 2 petit chiens tibétains adorables.(il m'a inviter a revenir pour voir des œuvres indiennes de l'ouest du Canada)
En fait le ferry sera en retard, a cause des festivals de country.


Sur le bateau je trouve une famille qui me transportera au tickle, cette famille était partie depuis le petit matin, afin de consulter un médecin ( sur Change il y a qu'une infirmière très qualifiée), mais ils ont pas pu monter sur le 1 er ferry, pourtant ils étaient prioritaire, ensuite attente du médecin, et retour le soir a 17 h, pas évident dans les petites îles pour se faire soigner.
Je retrouve la jolie maison jaune de Sharon et Neil, en voie de réparation, déjà la plomberie est réparée, puisque je peux prendre une super bonne douche chaude.
Ensuite je vais vite voir Tony et Dave, qui m'accueillent a bras ouvert, après ce sera Louise et Valorie.
Je pensais voir Sharon et Neil, puisque le frigo était plein, mais non.... pas de nouvelles....
 



le samedi je me lève pas trop tot, il fait gris, il a plu, un gros orage la nuit, fuites habituelles dans la maison.

je vais sur le sentier squid jiggers trail, afin de ramasser du thé du labrador et des bleuets, pour en faire une confiture. J'ai 2 sacs en plastique accrochés a la ceinture, et qui vois je arriver..... 



Tony & Dave qui font leur entraînement du matin ( tout les 2 sont arrivé 2 ème au marathon et au semi marathon de copenhagen en juillet, dans leur catégorie ....BRAVOOOOOOOOOO!!!!) je resterai bien 2 h, dans un fatras de rochers aux couleurs et motifs attrayants pour mon œil, la NATURE EST LA PLUS GRANDE CRÉATRICE, UNE ARTISTE DE PREMIÈRE.


Arrivée enfin au bout du chemin, un petit chien défend hardament son territoire..... mais....mais... c'est le chien de Yvonne, l'américaine aux ancêtres d'ici. 


Elle sort pour retenir ce petit démon, quand on se reconnaît, elle m'invite a boire un bon café, avec de bons biscuits maison, en compagnie de Larry son mari, venu la rejoindre, pour ses 15 derniers jours.


Ils ont loué la dernière maison au bout de la route, c'est le pourquoi de la territorialité du chien, ce chien sait manger des baies noires aux arbustes, ils est drôle.


Yvonne est toute triste de quitter Terre Neuve, après 2 mois ici, c'est dur de retrouver une vie normal , au New Hampshire dans sa bibliothèque, ou elle est responsable.....


j'atterris enfin chez Tony and Dave, qui ne sont pas le moins du monde surpris par ma lenteur a arriver, connaissant bien les us et coutumes du coin ;).



ils ont fini de peindre leur si jolie maison, a l'extérieur.
Ils me proposent d'éventuellement me conduire le lendemain au premier ferry de 9 h30, car ils doivent aller a Twilingate pour essayer un kayac, voir en louer.


Le lendemain matin, ne voyant personne a 8h40, je pars et trouve un transport, les gens vont a Gander, parfait pour moi, sur la transcanada, c'est plus facile.... et qui vois je Tony et Dave qui discute, je comprend pas au début........ mais en fait ils venaient me chercher, m'ont vu de loin monter dans une voiture et sont venus quand même afin de me dire au revoir, car ils n'iront pas aujourd'hui a Twillingate....... ADORABLES ILS SONT.....




 

A Gander, au bout d'une petite demie-heure, une belle auto blanche s'arrête, un pappy avec 2 de ses petits enfants, qui vont en camp de pêche pret de Deer lake, les 2 tiers du parcours.... cool.
 



Ensuite un camion jusqu'à Port aux Basques, il laisse la remorque au quai et doit en prendre une autre, c'est bien pour lui, car il reste sur l'ile.
Je suis surprise de ne pas pouvoir avoir de place sur le Vison atlantique, le nouveau ferry, je rue un peu dans les brancards, je demande gentiment a la fille de me mettre sur une liste d'attente, vais manger au bord du port, le bateau arrive quand j'ai fini mon repas, j'aurai la bonne surprise d'apprendre que j'ai un passage.
Sur le bateau, pas de dortoir, ni de lit, je dormirai sur les banquettes de la cafeteria, mais faut attendre que tout le monde soit monter et installer, car aussi a la cafet, il y a un chanteur country jusqu'à 1h30, vers minuit et demi, je mets un bandeau sur les yeux, des bouchons dans les oreilles, et dormirai a peu prés correctement.
Je rencontre un couple de français qui voyagent en stop et bus , ils sont a la retraite.
Bon......... mauvaise nouvelle, les passagers a pied doivent sortir en dernier, donc aucune chance d'arrêter un véhicule, je demande verbalement aux gens, j'aime pas trop dans ces conditions, mais n'ai pas le choix.



Pour finalement apprendre qu'il y a un autobus qui vient chercher les gens, voila qui est une bonne nouvelle, je prend donc le bus jusqu'à Port Hasting au causeway, en profite pour m'y promener. Je me poste au scale des camions (point de vérification obligatoire), le premier qui passe s'arrête, cool, cool, il me conduira jusqu'à la frontière du New brunswick et le Québec, très gentil, beau gosse, il drague un petit peu, mais correct, de plus conversation intéressante. 


Je descend, la nuit va tomber bientôt, j'ai pas envie de passer la nuit au bord de la route.
En face un camionneur me fait signe, il est immatriculé en Floride, super.... en fait il a fait demi tour pour me prendre... elle est pas belle la vie....Il est tout déçu quand je lui dis que j'ai un copain a Québec.
Il me descendra juste avant la bifurcation pour le pont de Québec vers 11 h du soir.
Je monterai sur le talus pour rejoindre le pont, qui se révèle être celui du train, je marche sur le coté de la voie ferré, très peu fréquentée, mais je suis prudente et aux aguets.
Il y a un bon kilomètre dans le noir, sur les caillasses, pour arriver sur le pont, qui est en travaux.... oops j'espère que je vais pouvoir passer..... ouf! oui, le pont est long aussi, une longue côte a monter, pour plus d'une heure plus tard enfin arriver a un arrêt de bus, qui arrive de suite......fiouuuuuuu! me voila enfin arrivée....je suis contente et trempée, car la chaleur est torride.